Pour ce natif de Fès en 1955, la peinture est une affaire sérieuse. Sans se prendre au sérieux, l’artiste est rigoureux. Il ne laisse r i en au hasard. La toile est travaillée par couches. Elle prend vie en strates qui se superposent. Le final donne une composition de f ormes et de lumières qui rendent compte du peintre lui-même.
« Ma peinture est mon reflet à toutes les périodes de ma vie, les sombres comme les plus heureuses».
Hassan Kouhen est également un artiste discret qui vit loin des f eux de la rampe et du succès mondain. Valeur sûre des Arts plastiques marocains, il occupe aujourd’hui une place de choix chez les galeristes américains. Hassan Kouhen joue aussi les ambassadeurs d’une culture marocaine qu’il met en avant là ou son art le porte.
Pour ce lauréat de l’Ecole des Beaux-Arts de Vancouver au Canada, cette période picturale qu’il traverse en ce moment, marque l’avènement simultané de la forme et de la couleur comme base du travail. Le peintre simplifie les formes qui r ésultent de plus en plus de son geste, et les confronte à la couleur pure.
Hassan Kouhen introduit une certaine géométrie des formes dans ses courbes. Au final, on assiste à une forme de gommage de l ’ o euvre qui va vers son épuration la plus totale. C’est là qu’elle r évèle son essence. Bref, l’espace que de Hassan Kouhen cherche à représenter, c’est en premier lieu comment l’humain habite l ’ é tendue qui lui sert de parcours.
Après avoir exposé à Los Angeles, à San Diego, à Palm Springs, en Espagne, au Canda et ailleurs, il a fait partie des expositions collectives, à Londres et à Dubaï. Avec des peintres de la diaspora arabe, à la fois égyptienne, irakienne et libanaises, Hassan Kouhen participe de ces différentes mouvances des cultures arabes à une période où l’art joue son plein rôle de moteur de changement et de développement.